Dimanche 11 mai 2008 à 0:48

Les jeux au Moyen Age: Jeux et Guerre


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Au bon coeur, la bonne joie

Au bon jeu, bon plaisir!
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 Au Moyen Age l'animation des villes faisaient sortir des jeux en plein été, ou durant les grandes fêtes religieuses. Il y avait toujours dans la rue quelque spectacle qui valait le déplacement: Une procession religieuse (pâques, noël, pentecôte...) ou le défilé des membres d'une corporation, égayés des costumes pittoresques et de bannières multicolores; l'entrée de la ville d'une ambassade, de quelque marchand ou d'un seigneur, avec leur escorte de serviteurs, de chariots d'hommes d'armes. Tout était bon pour faire la fête ou des jeux. Il suffisait de rencontré sur les places, des acteurs ambulants et des acrobates qui donnaient leurs représentations, des jongleurs et des ménestrels qui , s'accompagnant d'un instrument, contaient chansons de geste et romances d'amour courtois. Et c'est de tout cela que, le soir venu, la famille réunie au coin du feu, parlait longuement, sans toutefois s'attarder, car il fallait être debout à l'aube en général. Mais les danses et les euphories sous alcool prenaient vite le dessus et les jeux continuaient...




I]  La population en délire

Au moyen âge, les fêtes revêtaient un éclat incomparable sur la population. Victoire, mariages, arrivée d'un prince étranger européen, chaque événement important était un prétexte,surtout en la belle saison, à organiser « un tournoi »:  Aux XII eme et XIII eme siècle, cette joute était même une véritable petite bataille, au cours de laquelle on comptait morts et blessés, à tel point que le tournoi fut condamné par l'Église. Peu à peu, ce sport trop dangereux évolua et devint une brillante compétition; le vainqueur, loin d'être le plus violent et le plus cruel, était vraiment le plus habile et le plus courageux. Et la population était fier de représenté un comté lors de ces grands jeux, une foule en délire acclamé le champion ou le représentant.

    1- les invitations: les « émissaires » du seigneur galopent a vers tous les châteaux du voisinage, proclament le « ban » du prochain tournoi par un roulement de tambour ou de cor annonçant une message officielle d'un rassemblement de noblesse et distribuent  des « cartels »d'invitations. Ces cartons portent le nom du seigneur qui invite, informent les hôtes du lieu et de la date de la fête, et présentent la liste des prix réservés aux vainqueurs.

    2-Les invitations (2eme partie): Très vite, l'annonce du tournoi se répand dans toute la région. Si loin même, que certains chevaliers n'hésitent pas à venir d'Angleterre ou des pays scandinaves après des mois entiers de voyage, pour venir participer à ces brillantes festivités. L'arrivée de chaque nouveau participant est annoncée à son d'oliphant par les « Hérauts »(officier d'armes qui, au moyen age était attaché à un seigneur ou à un chevalier et chargé des cérémonial, de la transmission des messages et des annonces publiques ) qui crient son nom. Les tentes, ornées de tapisserie, d'oriflammes et de « pennons » ( flammes triangulaires que les chevaliers portaient au bout de leur lance ) égaient la région; les armes rutilent; les écuyers des plus riches seigneurs, les pages, les serviteurs, tous luxueusement vêtus d'habits aux couleurs éclatantes, rehaussés de plumes et de pierres précieuses, préparent avec une agitation fiévreuse l'équipage de leur maître.

    3-Les règles du jeu: Le tournoi est un grand jeu et il a ses règles très précises paradoxalement à ce que l'on pourrait croire. Si l'on accepte de concourir, il faut d'abord comparaître devant les arbitres. Ceux là jugent la dextérité du concurrent, qui doit faire ses preuves. Vient ensuite la justification des quartiers de noblesse du chevalier, car seuls les nobles sont admis à participer au tournoi. Enfin, l'écu portant les armes du candidat est suspendu à une lance afin que tous puissant voir et reconnaître les concurrents. Puis le chevalier entre en lice.

    4-Les règles du jeu( 2 eme partie): Une exception néanmoins: celui du désir de garder l'anonymat cache son écu d'un pan de drap. Alors seuls les arbitres connaissent son nom et ses armes.

    5-Les règles du jeu ( 3 eme partie): Un chevalier vient de toucher de sa lance l'écu d'un rival: c'est le signal attendu le jeu va commencer: l'adversaire est défié en combat singulier.



    6-Les spectateurs: Paysans, serfs se pressent derrière la palissade a moitié saoule au milieu des jongleurs et des vendeurs ambulants. Au milieu des cris des « hérauts », des sonneries des cors et oliphants , des allées et venues des armuriers, des bruit de lances et de la liesse populaire, les ménestrels écoutent et observent... bientôt leur imagination débordante agrémentera leurs récits des faits et gestes des héros. Ainsi de château en château, ils iront égayer les longues soirées d'hiver, contant de merveilleuses aventures en s'accompagnant à la viole.

    7-Les spectateurs ( 2eme partie): Sur leur tribune particulière, les plus anciens chevaliers se sont installés, tandis que «  dames et damoiselles » gagnent la leur en bavardant

    8-Les spectateurs ( 3 eme partie): Quant aux arbitres, ils s'assurent une dernière fois que les armes des rivaux sont des « armes courtoises ». C'est à dire inoffensives.



Préparation de la fête

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    9-En lice: Roulement de tambour, sonneries de cor et oliphants: le tournoi commence. Acharnés, magnifiques, les assauts dureront jusqu' au coucher du soleil.

    10-En lice ( 2 eme partie): Au grand galop de leurs montures, deux cavaliers s'élancent l'un vers l'autre pour disputer la « joute ». Ils s'affrontent se heurtent; celui qui désarçonnera l'autre sera proclamé vainqueur. Le chevalier continuant à se battre à terre avec l'épée n'est qu'un mythe, il était interdit de continué la joute si un chevalier tombait, il quittait la Joutière.

    11- Joute de l'anneau, Quintenne, passe d'armes: Dans la joute de l'anneau, les concurrents lancés à toute allure sur leur cheval, essaient de décrocher un anneau avec leur lance. 

    12- La joute du sarrasin: ou quintenne, est le plus risquée: le chevalier doit frapper de sa lance un mannequin représentant un sarrasin menaçant. Sous la violence du choc, celui-ci pivote sur son support, prêt à assener un coup terrible dans le dos de l'imprudent, si celui-ci ne se sauve assez prestement avant d'avoir été atteint

    13- La passe d'arme: Il s'agit de toucher de sa lance l'écu fixé à l'autre extrémité d'un pont, tandis que tout le passage est gardé par le chevalier provocateur: c'est une prouesse hardie.




    14-Action d'éclats et vaillant efforts se succèdent dans l'enthousiasme, tandis que le vainqueur salué par des acclamations s'approche de l'estrade des dames pour quérir sa récompense: couronne, bourse ou broderie, elle sera minime. Mais qu'importe le prix de l'objet pour le chevalier qui sait que, seule la valeur de la victoire réside dans la vaillance, l'honneur, la loyauté et la difficulté éprouvée à vaincre? Tout à fait exceptionnellement, un bijou, une armure ou même un cheval récompenseront le vainqueur pour un fait d'armes d'une rare bravoure. Après le coucher du soleil, dans une ambiance courtoise, chevaleresque, pleine d'entrain, le festin durera tard dans la nuit. Assis à la place d'honneur, servi par les dames, le vainqueur goûtera la joie d'une détente bien gagnée. 



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Un peu d'histoire...

Un jeu à la mode
Apparu au XIè siècle en même temps que la technique de la lance, le tournoi permet de s'entrainer au combat, d'expérimenter de nouvelles méthodes et de tester sa propre audace. Plus palpitant que la chasse, il canalise l'énergie des chevaliers qui cherchaient facilement querelle s'ils n'étaient réunis pour jouer à la guerre.

Une mêlée tumultueuse
Jusqu'au milieu du XIIIè siècle, ce sport violent ressemble en effet fort à la guerre. Le terrain d'affrontement englobe une vaste zone, un petit bois, parfois une ville où l'on se poursuit à travers les rues, bref un vrai champ de bataille! Les chevaliers s'y regroupent par affinités familiales ou régionales, les Normands contre les Bourguignons par exemple et il est difficile de faire cavalier seul.

Essais de réglementation
Dès 1139 l'Eglise s'indigne contre ces pratiques guerrières et refuse d'enterrer chrétiennement ceux qui meurent en tournoyant. Mais l'opposition religieuse n'a guère de poids contre l'ardeur des chevaliers et les accidents se multiplient. En Angleterre, Henri II interdit les tournois qui ont causé la mort de son fils Geoffroy, mais Richard Coeur de Lion persuadé qu'ils stimulent l'habileté au combat, les rétablit. En France, condamnés par Louis IX, les tournois sont réintroduits par ses successeurs sous la pression de la chevalerie. Enfin en 1316, le pape Jean XXII lève tout les interdits religieux.

Un peu de douceur
Au XIVè siècle, les tournois ont perdu de leur violence. La joute, qui oppose deux champions isolés a remplacé les mêlées d'antan. Dans une lice bien délimitée, séparée en deux par une barrière protectrice, elle met en scène la bravoure individuelle de chaque cavalier. Afin d'adoucir le choc, la pointe de la lance est remplacée par une boule de bois. On parle alors d'armes "à plaisance" par oppositions aux armes "à outrance" réservées à la guerre.





Article par Magnus
Historique par Melwine

Publié par medieval-time

Par etoile-de-feu le Mercredi 14 mai 2008 à 12:51
Bonjour ^^
Je n'ai pas le temps de passer tout lire mais je te laisse quand même un commentaire et te mets dans mes favoris.
J'aime énormément l'histoire et je suis persuadée que je trouverai mon bonheur dans ton blog !

À bientôt.
Étoile, Princesse Sant'Anna.
(puisque nous sommes dans le vif du sujet, autant en profiter !)
Par emyagony le Jeudi 15 mai 2008 à 19:50
Article ma foi très complet et accompagné de belles images! Merci pour ce voyage dans le temps!
Par ugo du 13600 le Jeudi 3 décembre 2009 à 17:56
Il faudrait ajouter la taille et le nom du terrain de tournoi
Par ugo du 13600 le Jeudi 3 décembre 2009 à 17:57
merci !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!merci!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 

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