Lundi 25 mai 2009 à 18:01

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Le château de Lichtenberg

Perché tout en haut d'un petit village alsacien, le château du Lichtenberg domine les vallons et les montagnes, jaillissant d'éclat de part son historique riche et persistant à travers les siècles. Etant alsacienne, je vous propose un article dont je vais moi même fournir les photographies, ayant fait un petit travail de "recherche" sur le terrain.



Chronologie: les principales dates

1206. Première mention de la famille Lichtenberg: l’existence du château est attestée.

1273. Conrad III de Lichtenberg devient évêque de Strasbourg

1286. Importants travaux au château

1305. Lichtenberg obtient le statut de ville avec franchises et droits de marché hebdomadaire.

1332. Le territoire des Lichtenberg double de superficie avec l’achat d’une partie des domaines des landgraves de Werd.

1352. Premier siège du château à l’occasion d’une querelle familiale.

1451. Les Lichtenberg emportent l’hégémonie en Basse-Alsace aux dépends des Linange.

1458. Jacques de Lichtenberg est élevé à la dignité comtale.  

1480. Mort du dernier sire de Lichtenberg, Jacques. Les comtes de Hanau héritent du territoire.

1525. Guerre des paysans.

1633. Guerre de Trente Ans : les habitants de Pfaffenhoffen se réfugient au château.

1672. Début de la guerre de Hollande.

1678. Le château est pris par les troupes du maréchal de Créqui au service de Louis XIV.

1682. Vauban signe un plan pour la transformation de Lichtenberg en forteresse.

1702. Travaux du château.

1870. La forteresse est bombardée par les Wurtembergeois.

1878. Le château est classé monument historique par l’administration allemande.

1945. Quelques habitants de Lichtenberg se réfugient au château pendant les derniers mois de guerre.


La visite du château: éléments structuraux


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*Corps de garde: bâtiment assurant le contrôle du passage (construit au 18e siècle)

*Demi-lune: elle protège une partie du chemin couvert, autour du point sensible de la défense, l’entrée du château.

*Pont dormant: reliant la demi-lune et l’entrée du corps de place.

*Tunnel coudé: dont la voute est percée d’un assommoir ovale et d’une cheminée d’aération rectangulaire (16e siècle).

*Maison ouest:
composée de deux pavillons. Le pavillon sud a été construit au XVe siècle sur 4 niveaux. Le pavillon nord, aux décorations de style Renaissance, date du XVIe.

*Chapelle: de style gothique tardif, à chevet polygonal et aux baies en arc brisé. Un mausolée dédié à Philippe V de Hanau-Lichtenberg et ses épouses présente un riche décor.

*Crypte: probablement contemporaine de l’église médiévale.

*Rocher central: les deux tours médiévales, reliées par un mur coudé, ont été arasées au XVIe siècle. L’escalier, en partie couvert d’une voute en pierre, permet d’accéder à un plateau sommital.

*Citerne réservoir
; avec sa margelle gothique et sa potence Renaissance.

 
*Tour maitresse médiévale (donjon): dont la base est matérialisée au sol.

*Terrasse d’artillerie: accessible par un escalier circulaire de 1840, et entouré d’un mur crénelé.

*Arsenal: construit par Specklin, contre la façade nord du rocher central.

*Levées de terre à vocation défensives

*Casemates: anciennes caves modifées au 19e siècle d’un bâtiment construit en 1286 par Conrad de Lichtenberg, évêque de Strasbourg.

*Tour bastionnée pentagonale: située sur le front sud, munies d’ouvertures de tir, elle assure le flanquement de la courtine.

*Tour de l’horloge: autrefois coiffée d’une toiture à bulbe (XVe)





Album Photo


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Melwine

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Samedi 23 mai 2009 à 16:45

 
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Le bestiaire des cathédrales
2nde Partie

*
Vous retrouverez ici la suite du précis sur le bestiaire des cathédrale que j'avais précedemment proposé. Les objets d'études sont classés par ordre alphabétique.



http://medieval-time.cowblog.fr/images/saillaccerf.jpgLe cerf
Au milieu des bois, St Eustache et St Hubert voient apparaitre la croix du Christ. Le cerf, animal noble, symbolise le chrétien qui détruit le péché par le sacrement de pénitence ou par le martyre. Portrait de Dieu dans les psaumes, il est encore le païen qui désire le baptême. La légende prétend qu’il voue une haine véhémente au serpent, autrement dit au démon. Il n’hésite pas à l’attaquer, le tirant de son trou en soufflant devant avec ses naseaux et à le dévorer. Mais il peut en mourir s’il reste ensuite trois heures sans boire, aussi après un tel repas court-il dans les forêts en quête d’une source. S’il la rencontre et s’y désaltère, il rajeunit de plusieurs années. Pour les Celtes, il symbolise la longévité et la renaissance cyclique de la nature.

http://medieval-time.cowblog.fr/images/Chatetgargouille.jpgLe chat
Dieu égyptien porteur de connaissance nocturne, animal accompagnateur de la déesse Isis, momifié tel un dieu à sa mort, il devient, au Moyen Age, l’une des incarnations favorites du diable. Les sorciers se réincarnent en lui, à la fin de la période gothique, surtout s’il est noir. Il lui était aussi reproché son hypocrisie et sa traitrise.
On le retrouve souvent sous forme de gargouille. Lors de leur procès en 1566, les sorciers de Vernon reconnaissent avoir tenu des assemblées nocturnes dans un vieux château sous la forme de chats; quatre hommes qui y ont, pour une nuit trouvé refuge sont assaillis par une multitude de chats. L’un des hommes est tué, les autres blessées; mais ils ont blessé plusieurs chattes qui, ayant repris forme humaine, restent mutilées. Les chats assistent au sabbat, où ils accompagnent les sorcières. Le diable aime à prendre l’aspect d’un chat. Quant aux sorciers ils utilisent de la cervelle de chat comme poison.
Il est aussi dit que si d’un bateau on jette un chat vivant dans la mer, on provoque une violente tempête.

Le cheval
Il symbolise la vanité et la présomption, l’orgueil, et lorsqu’il est noir, la mort. Mais d’autres prétendent qu’il véhicule aussi la sainteté, surtout s’il est blanc. Dans l’Apocalypse de St Jean, le Christ apparait monté sur un cheval blanc. Le cheval est aussi la monture des archanges lorsqu’ils terrassent le dragon, son double diabolique.
Les Celtes, avant que les Romains n’apportent leurs centaures, avaient déjà sculptés l’Anguipède, un cheval divin dont les antérieurs sont soutenus par un géant.  

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http://medieval-time.cowblog.fr/images/gargouille.jpgLe chien
Si le chien est aux pieds d’une femme, il symbolise la fidélité. Celui dont il lèche les plaies de la jambe c’est St Roch; celui dont il porte dans sa gueule, la torche allumée, c’est St Dominique; il accompagne aussi St Godefroy, St Bernard, Ste Marguerite de Cortone…
Il guide les aveugles, mais aussi, en bon chien berger, mord les pèlerins qui s’écartent des chemins de la vertu. Il est souvent sculpté -en molosse- au pied des fonts baptismaux, pour les garder, comme lorsqu’il est représenté devant les tombeaux.
Satan peut prendre l’aspect d’un chien symbole de gourmandise et d’esprit querelleur, ou la forme d’un gros chien noir pour accompagner un sorcier ou un magicien. En Bretagne, on croyait que l’âme des scélérats se réfugiait dans le corps d’un chien noir.


http://medieval-time.cowblog.fr/images/chimere1.jpgLa chimère
Monstre diabolique à tête de lion, corps de chèvre et queue de dragon, hérité de l’imagerie byzantine: il lui arrive de cracher des flammes, ce qui souligne son appartenance à la famille des dragons.
Dans la mythologie grecque, elle dévore les humains qu’elle croise jusqu’à ce que Béllérophon, précurseur des archanges tueurs de dragon, monté sur le cheval ailé Pégase, le tue en usant d’un stratagème: comme il ne peut l’aborder avec une lance, à cause des flammes qu’elle crache, il la transperce de flèches de plomb. Le métal, au contact de sa chair enflammée, fond en elle et la consume à mort. La chasuble de St Yves, brodée au XIIIe siècle, représente deux chimères affrontées, peu effrayantes, mais très décoratives.

Le Cocatrix
Le cocatrix (ou cockatrice) est un monstre fabuleux à tête et pattes de coq, mais à corps de serpent. Il a les ailes terminées par des griffes. Comme le basilic, dont il est le cousin, il a le regard qui tue et le souffle incendiaire. Le cocatrix est heureusement très rare car il ne peut naitre que d’un œuf pondu par un coq de sept ans au moment où l’étoile Sirius est à son zénith; cet œuf doit être ensuite couvé par un crapaud pendant une durée de neuf années.

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http://medieval-time.cowblog.fr/images/colombe.jpgLa colombe
Le plus souvent, la colombe symbolise le St Esprit, et la vertu de tendresse, perceptible dans son roucoulement. Elle apparait parfois posée sur l’épaule du pape St Grégoire, et est aussi l’attribut de St Rémy, St Ambroise, St Hilaire…et de Ste Scolastique dont l’âme s’envola sous cette forme au ciel. Elle représente aussi la Vierge Marie, la simplicité du cœur de Jésus, les prédicateurs, les prophètes, la vie religieuse active (en opposition avec la tourterelle, qui symbolise vie contemplative, car la colombe vole et gémit en bande, tandis que la tourterelle se réjouit ou se lamente seule à l’écart). La colombe accompagne la Vertu Chasteté. Satan, tant elle est pure, n’ose prendre son aspect; elle partage cette privauté avec le blanc et le bleu, deux couleurs qui ne s’opposent pas, et ne signalent aucun vice.



http://medieval-time.cowblog.fr/images/1876nantesmagazine227805-copie-1.jpgLe coq
Il symbolise tout à fois la prière, la vigilance, la fierté, l’orgueil (à cause de son plumage, de son tempérament batailleur et de son maintien altier), les prédicateurs et la Résurrection car, le premier de tous les animaux, il se réveille dès l’aube. « Le coq placé sur l’église est l’image des prédicateurs, car le coq veille dans la nuit sombre, partage les heures par son chant, réveillent ceux qui dorment, célèbre le jour qui approche; mais d’abord il réveille et s’excite lui-même à chanter, en battant ses flancs de ses ailes. Toutes choses ne sont pas sans mystères. Car la nuit, c’est ce siècle: ceux qui dorment, ce sont les fils de la nuit, couchés dans leurs iniquités. »
Le coq à le pouvoir de mettre en fuite les puissances infernales. C’est à son chant, annonçant à l’aube, qu’elles disparaissent, lâchant tout qu’elles transportent. Idem pour le sabbat où tout disparait dès le premier chant du coq. Aussi, pour l’empêcher de chanter pendant les assemblées nocturnes, les sorciers lui frotte la tête avec de l’huile d’olive et lui mettent au cou un collier de sarment.

http://medieval-time.cowblog.fr/images/4637.jpgLe dragon
Il est percé par la lance de St Georges, l’archange patron des chevaliers. Il peut aussi être tenu en laisse par St Marguerite ou St Marthe. Sa gueule, grande ouverte et lançant des flammes, figure l’entrée de l’enfer. Car le dragon symbolise la force tellurique: en lui plantant une épée dans le corps, le héros ou l’ange acquiert cette puissance brute, qui s’oppose à la force maitrisée de la Connaissance.
« Les dragons sont plus grands que tout autre serpent et plus longs…ils volent en l’air qui se trouble par le dégorgement de leur punaisie de venin…Ce venin est si mortel que si une personne en est polluée ou atteinte, il lui semblerait être en un feu ardent et lui enlèverait la peau , à grosses vessies, comme si la personne était échaudée. La mer par leur venin s’en enfle » raconte un manuscrit du XIIIe siècle qui narre les exploits d’Alexandre le Grand.
Ce sont de « vieux » monstres, ils gardaient déjà le jardin des Hespérides et la Toison d’or. Ils ont en général une crête, des griffes aigües, une carcasse aux replis tortueux, des pattes empruntées au cheval, au lion, des serres d’oiseau de proie, une gueule qui siffle et vomit des flammes: ils sont presque invincibles. Albert le Grand avance néanmoins que les enchanteurs peuvent les dompter en tapant à tour de bras sur des tambours: les dragons qui s’imaginent entendre le roulement du tonnerre, dont-ils ont peur car ils viennent du ciel, domaine de Dieu, se laissent alors aisément prendre. L’ennemi de ce reptile ailé, allié du diable, outre les archanges et quelques saintes de la France est l’éléphant, qui parvient parfois à l’écraser, en tombant de tout son poids dessus: mais la plupart du temps le pachyderme est tué par le dragon qui se repait de son sang dont la fraicheur apaise l’insupportable brûlure stomacale que lui vaut son propre venin.
Selon certaines légendes, le sang du dragon, animal diabolique, guérit les plaies.
Dans l’Apocalypse c’est la Bête écarlate qui entraine avec sa queue les tiers des étoiles du ciel. Un médaillon de l’époque byzantine représentant un dragon et portant en exergue une dédicace à St Paul était un symbole préservatif du poison; on le portait autour du cou pour s’en protéger.

Le griffon
Le griffon tient du quadrupède et de l'oiseau, car il a le corps du lion avec quatre pattes armées de griffes et couvertes d'écailles, une tête au bec crochu, une queue de saurien, des ailes et des serres d'aigles. Animal satanique, légué à l'Occident par les Byzantins, il garde les tombeaux, ou est rédui
t au rôle de gargouille (dans l'architecture gothique) alors que chez les Grecs il était l'une des montures d'Apollon.

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Melwine



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Vendredi 15 mai 2009 à 15:41

 
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Salve, Regina, Mater misericordiae,
vita, dulcedo, et spes nostra, salve!
Ad te clamamus, exsules filii Hevae,
ad te suspiramus, gementes et flentes
in hac lacrimarum valle.
Eia, ergo, advocata nostra, illos tuos
misericordes oculos ad nos converte;
et Iesum, benedictum fructum ventris tui,
nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria.



Nous allons entamé, une chose très importante, même vitale du moyen âge. La religion et donc la Papauté. Cet article comble le dossier sur les cathares ainsi que les lombards qui viendront par la suite.

 
La Papauté


« Tu es pétrus et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam et tibi dabo claves regni coelorum. Tu es pierre et sur cette pierre je construirai mon Église, et je te donnerai les clefs du royaume des Cieux. »

http://medieval-time.cowblog.fr/images/pt23983.jpgI] La tombe de Pierre


Saint Pierre fit entendre à Rome la plus grande part de sa prédication et fonda dans cette ville une des plus florissantes «  églises » ( assemblées) de chrétiens. C’est , selon la tradition, sur la colline du Vatican qu’il mourut, martyr des premières persécutions ordonnées par l’empereur Néron. Sur cette colline sinuait alors une route, la via Cornelia, le long de laquelle beaucoup de familles romaines avaient érigé les tombes de leurs défunts. Saint Pierre y eut lui aussi sa sépulture où les premiers chrétiens se rendaient clandestinement pour prier. Plus tard, sur la demande du pape Sylvestre I er, l’empereur Constantin, qui par l’édit de Milan avait autorisé la religion chrétienne, y fit édifier une grande basilique en 319. Rome, qui avait le privilège de posséder les reliques de saint Pierre et de nombreux martyrs, devint très vite la ville sainte de tout le monde chrétien. Un autre motif contribua à en faire le centre de la nouvelle religion: elle était la capitale d’un très vaste empire. Des visiteurs et des soldats du monde entier s’y rencontraient: si ils étaient chrétiens, ils ne manquaient pas , en arrivant , de se présenter à leurs frères de l’Église romaine pour leur donner des nouvelles des chrétiens et de la communauté dont ils faisaient partie, et recevoir aide et hospitalité. L’Église de Rome finit par devenir un lien entre les communautés répandues dans l’empire . Celui qu occupait la chaire d’évêque de Rome était considéré comme le chef de l’Église naissante, l’héritier de l’apôtre saint Pierre. Lin Anaclet, Clément, Évariste, Alexandre, qui figurent les premiers papes, étaient en fait les premiers évêques de Rome. Presque tous moururent martyrs des persécutions romaines.


II] Les États de l’Église

Dans l’histoire de l’Europe au moyen âge à nos jours, ces termes reviennent sans cesse: «  les États de l’Église » . En fait, ils datent de la fin du VIII eme siècle. Le Pape qui est alors en désaccord avec l’empereur germanique, invoque la fameuse  « donation de Constantin » qui laissait croire à une donation de l’Italie au pape Sylvestre Ier et à ses successeurs. Évêque de Rome, le pape avait d’abord établi son autorité sur cette ville, puis sur les terres autour de la ville, soit que les terres lui aient été léguées, soit  qu’il les ais acquises, soit que les populations se soient mise sous sa protection. Il était donc nu souverain temporel comme les autres souverains de l’époque et, comme ce pouvoir territorial était doublé d’un pouvoir spirituel, le pape était redouté, surtout par l’empereur germanique, qui était avec lui le personnage le plus important de l’époque. Ainsi, l’étendue et la situation des États de L’Église dépendaient elles des démêlés entre ces souverains. A partir de Charlemagne, vers 800, l’empereur entend même intervenir dans l’élection du  Pape . Mais de son côté celui ci couronne l’empereur . Les relations grâce à Charlemagne s’assagirent et la Germanie fut donc le premier grand ami de la France. Au cours des siècles, les papes essaient de résister, plus ou moins bien. Ils défendent leur territoire comme n’importe quel autre souverain de la France et la Germanie. Des périodes d’anarchie succèdent aux périodes de paix. Ainsi en est-il, au XIV eme siècle  quand le Pape se voit contraint d’abandonner Rome et de fixer son siège à Avignon terre d’Église.

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III] Avignon cité Papale


Pendant 2000 ans d’histoire, les papes ne quittèrent-ils jamais la ville de Rome?
Ne parlons pas des absences de courte durée; elles furent beaucoup plus fréquentes qu’on ne le croit actuellement. Il faut en effet   garder présent à l’esprit qu’aux siècles passés les papes quittaient souvent Rome, soit à cause des vicissitudes politiques, soit pour participer à des réunions, des conciles, soit encore pour couronner empereurs et monarques. Mais exception faite des ces déplacements, seul demeure historiquement important long séjour des papes à Avignon. La querelle s’était engagée entre le pape Boniface VIII et le roi de France Philippe le Bel ( voir le dossier des rois des France au début du blog) . Ce dernier demandait au clergé de contribuer aux dépenses du royaume. Le Pape protesta en rappelant que les clercs étaient exempts d’impôts. Un peu plus tard, le roi décida qu’il ne se reconnaissait aucun liens de subordinations vis à vis du Pape et le somma de démissionner.  Ce fut la rupture et l’installation à Avignon en 1309. C’était là pour les Papes, souvent d’origine française, subit le sort de prisonniers, et non plus de souverains Cette époque  fut appelée pour cette raison «  la nouvelle captivité de Babylone », en souvenir de la triste condition où furent réduits les Hébreux, vaincus par les rois de Babylone. Ils ne retournèrent à Rome que le 17 janvier 1377; le Pape était alors Grégoire XI. Ce fut, pour la papauté, le retour à l’indépendance.

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Magnus

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Jeudi 14 mai 2009 à 16:15

 
 
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Le bestiaire des cathédrales
1ère partie


« Le bestiaire du Moyen Age connut les monstres du paganisme, les satyres, les faunes, les sphinx, les harpies, les on centaures les hydres, les pygmées, les sirènes…tous furent pour lui des variantes de l’esprit du Mal »

Au concile de Nicée, en 787, lors de la querelle des iconoclastes, les Pères des Eglises rappellent que la composition des images pieuses n’est pas laissée à l’inspiration des artistes: elle relève des principes posés par l’Eglise catholique et la tradition religieuse. Artistes obéissants, les sculpteurs de l’époque romane et gothique exécutent des personnages dans la norme imposée, mais se « rattrapent » sur les animaux, que l’on peut, contrairement à l’homme, déformer et loger partout: autour des piliers, sous les voûtes, jusqu’à l’extrémité des chéneaux…
La clarté médiévale après avoir brillé un demi millénaire, s’est éteinte. Cependant, les bestiaires des cathédrales vivent encore: même si la lueur provient des flammes de l’enfer crachée par la gueule de ses créatures, ils mettent toujours en lumière la part d’ombre des édifices religieux du Moyen Age et son message initiatique. Car ses hideuses et pourtant harmonieuses horreurs, nichés dans ses chef d’œuvres de pierre que restent les cathédrales, murmurent toutes un rictus, à qui sait les entendre, ce pourquoi les imagiers se créèrent: pour faire le bien il faut connaitre les aspects du Mal, donc les regarder.

Malgré leur aspect terrifiant, ils étaient aussi des protecteurs. Les gargouilles aux formes de monstres, rappelaient aux ennemis de Dieu, que la protection divine était déjà sur le bâtiment. La légende raconte qu'elles hurlaient à l'approche du Mal, qu'il soit visible ou invisible. Peut être le vent sifflant dans les arches de la cathédrale...?


I/ La cathédrale: livre d’images


Dès les début du christianisme, les lieux de culte sont ornés de dessins, de peintures, de sculptures « éducatives »: l’Eglise se veut école, ses livres de classe sont les Evangiles, écrits sous une forme simple et concise, conçut pour être lire à haute voix et en public avec des paraboles et des scènes de la vie du Christ faciles à retenir par des fidèles en grande majorité illettrés. Le christianisme, au départ, est la religion des pauvres, des ignorants, et pour frapper leur imagination, pour symboliser la leçon donnée, quoi de plus appropriée qu’un dessin ou une statue?

II/ Le bestiaire médiéval symbolique

Mythiques ou réels, les animaux sont nombreux dans l’art du Moyen Age, roman ou gothique. Ils illustrent des forces naturelles, des vertus et vices humains, ils représentent selon leur apparence, avenante ou détestable, le paradis ou l’enfer; innocente ou vindicative, Dieu ou le diable. Je vais essayer de vous évoquer, à travers un précis, les animaux que l’on peut trouver dans la statuaire médiévale, principalement dans les églises et les cathédrales.

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L’Agneau
L’agneau portant la croix, c’est Jésus -Christ, expliqua St Isidore de Séville, le juste condamné qui accepte son sacrifice (« Voici l’agneau de Dieu portant les péchés du monde »). « Bienheureux ceux qui lavent leurs robes dans le sang de l’Agneau, parce qu’ils auront le pouvoir de cueillir le fruit de l’arbre de la vie et qu’ils entreront dans la cité par les portes. »: la signification anagogique de cette sentence biblique est « Bienheureux ceux qui purifient leurs pensées, parce qu’ils auront le pouvoir de voir Dieu, qui est la voie, la vérité et la vie, et que par la doctrine, ils entreront dans le royaume des cieux. ». L’agneau peut être aussi Ste Agnès, jeune vierge romaine du IVe siècle conduite dans un bordel de soldat, où Dieu fit mourir ceux qui tentait de la posséder, et qui fut finalement menée au bûcher, comme un agneau sacrificiel. L’agneau accompagne la Vertu Douceur. Dans l’Apocalypse il est l’incarnation du Fils de Dieu, siégeant à sa droite et même St Jean-Baptiste, est reconnaissable à sa peau de bête qu’il vêt et qui tient souvent un agneau dans ses bras. Cet animal est l’un des rares dont Satan n’ose prendre l’aspect, mais pour s’attaquer à lui il se transforme en loup.


L’aigle

C’est l’emblème de St Jean l’Evangéliste. St Isidore et St Anselme disent qu’il symbolise le Christ pécheur d’hommes, car il fond du haut du ciel sur les poissons nageant à fleur d’eau et les enlève. Mais il peut aussi représenter l’orgueil, comme lorsqu’il planait sur les enseignes de l’armée romaine. Le Lévitique et le Deutéronome le classent parmis les bêtes impures, et sa qualité même d’oiseau de proie en fait un simulacre du diable, emportant pour les déchiqueter, les âmes. Mais les légendes médiévales privilégient l’aigle symbole divin, lui opposant un « double » diabolique: le chat-huant.

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Dans la symbolique des quatre éléments, l'aigle est l'Air, le lion la Terre, le dauphin l'Eau, et la salamandre le Feu. Selon Vincent de Beauvais, l'aigle qui veut éprouver ses aiglons les suspends à ses serres, plane devant le soleil et les force à fixer de leur prunelles qui commencent à s'ouvrir, l'astre. Les aiglons que cette fournaise éblouit et qui clignent des yeux sont lâchés, rejetés par l'oiseau. Ainsi Dieu repousse-t-il l'âme qui ne peut fixer sur lui l'oeil comtemplatif de l'amour.
Il est encore le symbole de la résurrection, d'après St Ephiphane et St Isidore, car lorsqu'il veillit il s'en va frôler de si près le soleil que ses plumes s'embrasent: ranimé par les flammes, il se plonge dans une fontaine, s'y baigne trois fois et s'en évade régénéré. D'ailleurs n'est-il pas dit dans le verset du Psalmite: "Ta jeunesse sera renouvellée ainsi que celle de l'aigle."?



http://medieval-time.cowblog.fr/images/Autunchapiteau3.jpgL'âne
Le pauve âne est accusé de stupidité, de paresse (par St Grégoire le Grand), de luxure (par Pierre de Capoue). Mais St Méliton l'associe, à cause de son humilité et de sa sagesse, au Christ, et les exégètes font de l'ânon que Jésus chevaucha le jour des rameaux un symbole des Gentils (nom que les juifs donnaient au païens) et de l'ânesse qui mit bas un symbole des Juifs eux-même. C'est un pane qui transporte le bois pour le sacrifice d'Isaac par Abraham, et qui porte Marie et l'Enfant lors de la fuite en Egypte.
L'âne sert d'enseigne à St Marcel, à St Jean Chrysostome, à St Germain, et d'autres encore. Il porte les humbles, à l'opposé du cheval, symbole d'orgueil, que montent les grands de ce monde; lorsque le cheval est divin, il devient lui diabolique. Il illustre aussi le pédantisme et le faux savoir: les imagiers, pour se moquer de leurs seigneurs et evêques les coiffent de bonnets d'âne, à moins que ce ne soient des ânes qu'ils coiffent de la mitre épiscopale et de la couronne. St Régulus, evêque de Senlis, visite un jour un homme possédé du diable. A son approche le Malin lui crie "Si tu me chasses d'ici, permets au moins que j'entre dans le corps d'un animal." Un âne passe alors par là, et le démon se dirige vers lui. Mais l'âne qui a de bonnes oreilles, trace aussitôt sur le sol avec son sabot, le signe de croix. Voyant cela, le Malin ne peut que s'enfuit: c'est pourquoi sur les tableaux représentant St Régulus, un âne marche souvent à ses côtés...Suivant le Grand Albert : "La fumée issue de la combustion du poumon d'un âne dans une maison en chasse les scorpions et les serpents; une peau d'âne suspendue au dessus des enfants les empêchent d'avoir peur."




http://medieval-time.cowblog.fr/images/basilic.jpgLe basilic
Le basilic est considéré malgré sa tête de coq et ses deux courtes ailes, comme le roi des serpents, et a une queue de la grosseur d'un arbre, tâché de blanc. Il ne rampe pas, mais se déplace dressé. Sa tête porte une huppe en forme de couronne, sa voix est stridente et son regard foudroie -un regard, dit le Roman d'Alexandre "si pénétratif, que sur toutes bêtes vénimeuses et autres, il est péstilentiel et mortel." Son souffle, lui aussi est mortel et fétide, car "de son haleine sont toutes choses infectées et en mourant, lorsqu'il veut la dégorger il est si puant que toutes autres bêtes le fuient..."
Son adversaire le plus redoutable est la belette, qui l'égorge, bien qu'elle soit "petite bête comme un rat". Galien affirme que le basilic est blanchâtre, qu'il a trois poils sur la tête et qu'il meurt aussitôt qu'il est vu de quelqu'un et fait mourir la personne ou l'animal qui entend ses sifflements.
"Le basilic est un animal fabuleux né de l'accouplement d'un coq et d'un crapaud" dit le démonologue Boguet dans son Discours des sorciers (XVIe siècle).
Comme la Méduse, si on lui tend un miroir, le basilic meurt de croiser son propre regard. Dans la Kabbale, il est la monture de l'ange infernal Azagel, et il tue non seulement par son regard mais aussi par les germes de maladies contagieuses qu'il transporte.


Le boeuf

Il est l'emblème de St Luc, parce que dans ses évangiles il traite plus particulièrement des vertus de Jésus, de sa douceur, de sa patience, de sa miséricorde et longuement de sa Passion, comparable à l'immolation d'un boeuf lors d'un sacrifice solennel. Lorsqu'il est sur un écu, le boeuf symbolise la patience, l'humilité, mais aussi la force tranquille, la puissance placide. Selon St Paul, il synthétise le sacerdoce, travail aussi exténuant que long. Et si les prédicateurs et les évêques portaient des mitres dont les deux cornes ressemblaient à celles du boeuf c'était parce que le bovin pouvait se servir de ses cornes pour charger et éventrer les hérétiques!
Le boeuf qui accompagne la Vertu Docilité, est l'attribut de St Corneille, de St Thomas d'Aquin, de St Eustache etc..Seul un moine anonyme de Clairveaux identifie le diable avec le boeuf.


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Le bouc
Il symbolise la luxure et est l'une des représentations favorites du diable -sa puanteur aidant, opposé à la suave "odeur de sainteté" - chevauché par les sorcières se rendant au sabbat. Hérodote rapporte que dans plusieurs localités d'Egypte on entretient un bouc et on y enferme avec lui des femmes dans le but d'accomplir l'acte géniteur (il ne précise pas qu'il en nait des faunes!).
Mais la puissance sexuelle du bouc en fait aussi le symbole positif de la fécondité, comme le bélier. Il incarne, sur les tableaux médiévaux du Jugement dernier, les condamnés à la damnation perpétuelle, comme dans l'Ancien Testament, où bouc émissaire, chargé des péchés du peuple hébreu, il était solennellement immolé.


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http://medieval-time.cowblog.fr/images/chapiteau.jpgLe centaure
Homme cheval issu de la mythologue grecque, qui enlevait de belles mortelles pour en abuser mais possédait aussi le secret des vertus des plantes.
Le centaure roman, qui a perdu le tempérament primaire de son prédecesseur, tire avec son arc une flèche vers le ciel, non pour le défier mais pour montrer au fidèle ou au pécheur la direction à suivre. Cette version assagit du monstre, dit aussi "centurelle", "centicore", "hippocentaure" ou "onocentaure" (avec un corps d'âne), ne doit pas faire oublier ses aptitudes à incarner le diable, à symboliser la luxure et la séduction. Selon St Jérôme, Père de l'Eglise, St Antoine, traversant le désert pour aller visiter l'ermite Paul, à rencontré un hippocentaure: "Nous ne savons, écrit très sérieusement St Jérôme, si le diable aura pris cette forme pour effrayer le saint ou si le désert, fécond en animaux difformes, produit de tels monstres."




Melwine



(L'article sera prolongé dans d'autres parties à venir)




Publié par medieval-time

Lundi 11 mai 2009 à 18:56


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L'Ordre du saint sépulcre



Les Ordres de Chevalerie



Dès que Godefroy du Bouillon eut libéré Jérusalem en 1099, un certain Gérard venu de Martigues en Provence  ( près de Aix-en-Provence), se mit à la recherche de quelques bonnes volontés, parmi les chevaliers ayant participé à la croisade, pour créer une sorte de centre d’accueil des français, et autres croisés, dans Jérusalem. en peu de temps, il réussit à ouvrir, à proximité du Saint Sépulcre, une maison hospitalière de quelques centaines de couchettes, permettant de recevoir, réchauffer, nourrir, et soigner, les occidentaux tombés malades ou abandonnés de tous en Terre sainte, gens du peuple, mendiants, prostituées,et même la population non occidentale vivant à Jérusalem étaient pris en charge. Le Pape Pascal II reconnut que c’était là «  bel et bon ouvrage » , pour un chevalier sacré par l’Église, que de se donner tout entier au «  sauvetage » de ses frères chrétiens . Aussi, adressera-t-il, en 1113, un statut à l’Ordre de l’hôpital de Saint Jean de Jérusalem et à ses dévoués chevaliers, se donnant enfin à une mission pacifique hormis les templiers Anglais.


http://medieval-time.cowblog.fr/images/hospitalier.gifI ] Des règles de vie très dure ?

Ce statut, fixé par le Pape, conciliait les règles de la chevalerie militaire avec celles de l’ordre monastique de saint Benoît: L’ordre hospitalier de Saint Jean d’Acres ( mon favoris) devaient faire voeux de célibat, de pauvreté, et d’obéissance par respect pour les gens qu’ils protègent, de nombreux moines et seigneurs s’étant engagés comme hospitaliers avaient renoncé a leur pouvoir et leur notoriété auprès des pauvres gens, cependant en cas de guerre, ils  devenaient tout de même supérieur militaire si besoin était pour protéger le peuple du quartier pauvre sous le nom de Grand maître. Ils y parvinrent à peu près. Aussi, dès 1130, le Pape Innocent II leur accordait il un étendard, emblème de leur nouvel ordre : il était tout d’abord rouge à croix blanche. Par opposition les Ottomans musulmans arboreront plus tard un pavillon rouge à croissant blanc. L’Ordre concédera un jour les couleurs de son étendard au grand prieuré du  Danemark ( ou les plus grands hospitaliers étaient les mieux formés avec la Suède comme soutien, et les teutoniques sortaient de la même école , allemands, danois, suédois, autrichiens, norvégiens libres et pays de l’est ) et à la maison de Savoie, protectrice de l’Ordre, si bien que cette croix blanche sur fond rouge figure encore sur le drapeau du Danemark et a été adoptée dans les armoiries d’Italie.  Quelques années plus tard après la bataille contre les musulmans à Chypres les hospitaliers opères pour la couleur noire sur croix blanche, pour montrer la maladie ( peste, lèpre, blessure pourrie...) dont la croix représentait la santé remise par ses infirmiers militaires.


II] Les hospitaliers, protecteurs des routes maritimes 


La présence chrétienne en Palestine est cependant battue en brèche. Les chevaliers livrent des combats valeureux, la victoire fut très proche, mais un certains nombres de renforts sont envoyés par les musulmans qui avaient promis une guerre équilibrée pour l‘honneur , ce qui fut tout le contraire. Les troupes croisés se retirèrent à Saint Jean d’Acres abandonnant Jérusalem après avoir évacués les civils et escortés tout les blessés civils ou militaires. En 1291, ils reprennent la mer, l’île de Chypre les recueille pour un temps, jusqu’à ce que Foulques de Villaret, seigneur de Provence, élu grand maître de l’ordre des hospitaliers décide de conquérir l’île de Rhodes, afin d’y dresser un bastion de la chrétienté au carrefour  des rouets maritimes qu’empruntaient des pèlerins se dirigeant vers la Terre sainte et des marchands faisant commerce avec l’Orient islamisé. En 1306, les hospitaliers arrachent à l’Empire de Byzance la victoire fut écrasante avec une force qui était trois fois plus nombreuses que les hospitaliers, les perdants de la batailles tentèrent pour certains de rentré à la nage pour mourir noyés.

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 L’île de Rhodes voit les chevaliers renoncer à cheval et se faire marins; mais «  marins de chocs » pour escorter les navires chrétiens et «  faire la course » aux pirates  qui sèment la terreur en méditerranée, sous le pavillon Croissant, ce sont des centaines de bateaux qui seront arrêtés voir coulés si  une résistance se montrait. Cependant la marchandise prise aux pirates, n’étaient pas volés, elle était récupérée, les marchandises pour les soins  étaient prises ainsi que un quart des vivres, puis remise à un bateau musulman venant en paix, uniquement pour commercer.  Cette vocation navale des chevaliers hospitaliers est très curieuse. L’ordre de Saint Jean de Jérusalem s’acquit au cours des siècles une telle prépondérance dans les interventions navales en Méditerranée, que les rois de France prirent l’habitude de leur confier l’instruction des futurs chefs de leurs forces navales. Ils se dispensaient ainsi d’avoir une véritable école navale. Les garçons de qualité se destinant au métier de marins étaient confiés aux chevaliers de l’Ordre, qui leur faisaient faire leurs « caravanes »: deux années en mer, à la course contre les Ottomans pirates et les barbares, avec tous les risques que comportent les tempêtes, les abordages et les captures de bâtiments pirates. A pareille école, les cadets de famille avaient vite fait de s’endurcir. Ainsi furent confirmés bien des marins qui devaient acquérir ensuite une belle célébrité sur les vaisseaux du rois de France: par exemple, Suffren , et son frère le Bailli de Saint trop et aussi Forbin, Valbelle, Grasse et Tourville, sans parler de plus anciens comme Joyeuse et Strozzi.


http://medieval-time.cowblog.fr/images/knights.jpgIII] Pendant 250 ans à Maltes


Les sultans, maîtres de Constantinople n’ont jamais réussis à récupérer les îles ce qui posaient un problème pour le commerce militaire. Jusqu’en 1453 et bien plus, Rhodes était devenu un relais chrétien dans les eaux ottomanes. Une force militaire des Ordres étaient maintenu et jamais n’ont réussis a se faire prendre ce n’est que en 1522, ou le sultan Soliman attaque l’île avec  300 vaisseaux, 600 chevaliers, 500 soldats de Candie, et des milliers  de grecs y voyant leur intérêts commerciaux en prenant l’île. Les chrétiens n’étaient que 400 durant cette époque étant donner que pour Pâques, ils étaient tous rentrés en Italie la fêté.





IV] Grands ordres de la chevalerie

Presque en même temps qu l’Ordre de Saint Jean, se fondait en Terre Sainte en 1118 l’Ordre des Templiers. Ses chevaliers étaient plus guerriers que moines, et ils assuraient la sécurité des itinéraires des pèlerinages vers les lieux saints. Mais une partie des templiers commirent des fautes, les anglais majoritairement:

    -Leur première faute venait du fait qu’ils vivaient selon des règles mystérieuses comme dans la sociétés secrètes et, en même temps, acquéraient une immense fortune, à faire envie à un roi de France. Les templiers français restaient fidèles aux premiers devoirs : la sécurité , la protection . Seul quelques français se joignirent à la cause anglaise, ayant oublier la valeur de l’honneur mais très peu.

    -Leur deuxième faute (qui venait toujours des templiers anglais), était de commettre des massacres contre la population non guerrière, c’est-à-dire impliquant des civils.

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En 1307, le roi Philippe IV le Bel interdit cet Ordre, et confisqua ses biens ( qui étaient énormes pour les templiers s’étant alliers aux anglais cachant leur fond à Paris). Le drame s’acheva en 1134, quand le roi fît brûler, en plein Paris, Jacques le Molay, le dernier grand maître des templiers considéré comme un traître à l’Ordre par les autres templiers français, qui ne pouvaient rien faire contre lui étant donner que la valeur de l ‘honneur et du respect de la hiérarchie les tenaient.

Les chevaliers Teutoniques sont originaires de l’Allemagne, et le mouvement s’agrandit en Autriche, Suède, Danemark, Norvège, Estonie, Litnuanie..., ils étaient chargés de reprendre le contrôle des pays de l’est, et de soutenir les hospitaliers français, allemand, danois... Ils participèrent a nombreuses batailles et  l’un des Ordres les plus puissants, car ils comptent très peu de défaites . ( Nous manquons de personnes qui se spécialiseraient dans la chevalerie teutonique) , un autre Ordre ou on ignore beaucoup de choses est celui des chevaliers de Calatrava d’origine espagnole.


http://medieval-time.cowblog.fr/images/882560626small.jpgOrdre de calatrava

De nos jours, les français et les autres pays d’Europe recommencent à croire aux chevaliers du
Saint Sépulcre et de saint Lazare ( pour escorter les malades) , le mouvement grandit et beaucoup de personnes, tout comme les pays du nord et de l’est recommencent a vouer un culte aux teutoniques. Mais officiellement seul l’Ordre de Malte existe encore juridiquement, et la continuité de leur tradition est l’une des plus efficaces et charitable des pays de l’est .


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http://medieval-time.cowblog.fr/images/saintlazare.jpg


Magnus









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